Ici finit l’exil
« Le titre du livre n’est pas à prendre au pied de la lettre. Le voyage est sans fin, ou bien ce qu’on croit être son horizon marque le commencement d’un infini. Comme lorsque Colomb pensait arriver aux Ind
es. L’exil n’a pas d’ici ni de maintenant. Le retour est perpétuellement reporté. Et pourtant, c’est humain, on a tous besoin de se sentir quelque part, et on a tous dans le coeur les sensations d’une enfance qu’on espère ressusciter.
L’histoire des réfugiés de l’Asie du Sud-Est est connue. Mais les mots manqueront toujours pour la raconter vraiment dans la dimension la plus ordinaire de ce qu’on appelle l’humanité. J’ai écrit aussi avec ce manque-là, et surtout j’ai écouté les récits de ceux qui l’ont vécue de l’intérieur. »
K. S. Luang