Chambres toujours occupées

Vues à l’intérieur de l’hôtel Sahara, Agadez.


Texte et photographies de Bettina Haasen, suivi d’un texte de Ali Bensaâd, "Le Sahara, un monde-frontière"

  • Présentation

    Soixante mille personnes se rendent à Agadez chaque année dans l’espoir de passer la frontière libyenne vers l’Europe. suite suite
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  • Récit de Sam - extrait

    Il y a plusieurs chemins pour aller en Europe. Par l’Algérie (Djanet), où tu dois trouver un guide et marcher pendant trois, quatre jours à pied, et emmener ta nourriture ; par le Niger et puis la Libye ou par le Tchad. Les migrants ne veulent pas s’arrêter en Libye, ils veulent aller en Europe. Le transit par le Niger est le plus cher. Le problème c’est que tu ne peux pas avoir un visa libyen parce que tu es Noir, donc il faut payer beaucoup de bakchich. Pourquoi on quitte ? Mais c’est à cause de (...) suite suite
  • Références documentaires

    Belguendouz Abdelkrim, Le Maroc non Africain,gendarme de l’Europe ? Rabat, Autoédition, 2003.
    Bensaâd Ali (S/dir), « Le Maghreb à l’épreuve des migrations transsahariennes : les effets d’une mondialisation par la marge », Numéro Spécial Maghreb-Machrek, Paris, 2005. « Agadez carrefour migratoire sahélo-maghrébin » in REMI (Revue Européenne des Migrations Internationales), 2003 (19) 1 p7-28. « La grande migration africaine à travers le Sahara », Méditerranée, Aix-en-Provence, n°3-4, 2002, p 41-52. « Voyage au (...)  suite suite
  • Auteurs

    Bettina Haasen et Ali Bensaâd suite suite
  • Le Sahara, un monde-frontière

    L’hôtel Sahara est bien emblématique, au-delà de son nom, des bouleversements qui secouent l’espace saharien. Une frénésie de circulation semble s’emparer de cet espace longtemps perçu, à tort, comme une sorte de vaste « monde-frontière », un espace hors-temps, surinvesti de spiritualité comme s’il était suspendu au-dessus du monde des hommes, à l’écart de leurs chemins, relégué à une marginalité extrême, figé dans la latence… L’intense circulation qui l’anime nous le restitue comme tout autre fragment de notre (...) suite suite